Synthèse annuelle de l’emploi et du marché du travail - Champagne-Ardenne
Un marché du travail plus favorable en 2010
86 300 demandeurs d’emploi à fin décembre 2010, dont une part élevée de jeunes, de seniors et de demandeurs d’emploi de longue durée
Fin décembre 2010, la région Champagne-Ardenne compte 86 300 demandeurs d’emploi ayant ou non exercé une activité réduite au cours du mois, dont une majorité réside dans la Marne (41%), contre 23% dans les Ardennes et dans l’Aube et 13% en Haute-Marne.
Comparativement au niveau national, la région se caractérise par une représentation plus forte des demandeurs d’emploi de moins de 25 ans (17% des demandeurs contre 15,5% en France métropolitaine) et des demandeurs d’emploi de longue durée (37,9% contre 37,5% au niveau national). Les seniors sont également très présents dans le public de demandeurs (18,8%), mais à un niveau proche de celui enregistré au niveau national. A noter, le public seniors est fortement touché par le chômage de longue durée : 54% des demandeurs d’emploi âgés de 50 ans et plus sont au chômage depuis plus d’un an. La situation des publics diffère, en outre, d’un département à l’autre : la part des jeunes dans la demande d’emploi est plus élevée en Haute-Marne et plus faible dans l’Aube, départements où, en revanche, la représentation des seniors demandeurs d’emploi est particulièrement forte.
Les Ardennes et la Haute-Marne affichent une part de demandeurs d’emploi de longue durée plus élevée que la moyenne régionale (respectivement 42,1% et 38,5%).
Progression du nombre de demandeurs d’emploi en 2010, moins forte cependant qu’en 2009 :
Depuis le début de la crise (milieu de l’année 2008), le nombre de demandeurs d’emploi ayant ou non exercé une activité réduite au cours du mois en région a progressé de 27,3% (contre +32,8% en France métropolitaine).
Sur l’année 2010, la situation semble cependant plus favorable qu’en 2009 : la hausse de la demande d’emploi est moins forte en 2010 (+5,7% de demandeurs d’emploi entre décembre 2009 et décembre 2010, contre +12,8% entre décembre 2008 et 2009) ; elle tient, en outre, principalement à un accroissement du nombre de demandeurs d’emploi ayant exercé une activité réduite de plus de 78h dans le mois, alors que les demandeurs d’emploi sans aucune activité tendent à se stabiliser ; cela témoigne d’une relative amélioration de la situation économique et notamment d’un recours plus fort à l’intérim : les demandeurs d’emploi tendent à retrouver une activité, partielle cependant.
Au total, en 2010, 124 000 personnes se sont inscrites à Pôle emploi (en catégories ABC) et plus de 118 900 sont sorties des listes de Pôle emploi. Les entrées à Pôle emploi ont diminué de 0,4% par rapport à 2009 (en baisse de 2% en France métropolitaine), et les sorties ont augmenté de 4,2% (en hausses de 5,5% en France métropolitaine). Cette hausse des sorties reflète notamment une augmentation des entrées en formation (+4,5% par rapport à 2009), et des défauts d’actualisation de situation qui peuvent correspondre à des reprises d’emploi qui n’auraient pas été déclarées, ou des personnes arrivant en fin de droit (qui ne peuvent plus prétendre à des allocations de chômage et qui, par conséquent, n’actualisent plus leur situation) ; en revanche, les sorties pour motif de reprises d’emploi déclarées ont diminué sur la même période (-8,6%).
Progression annuelle de la demande d’emploi plus forte dans l’Aube et la Marne, et plus prononcée pour les public seniors et demandeurs d’emploi de longue durée
En 2010, l’Aube et la Marne sont davantage touchés par la progression de la demande d’emploi (respectivement +9,3% et +6,0% contre +2,0% dans les Ardennes et +5,0% en Haute-Marne). L’évolution plus favorable dans les Ardennes et en Haute-Marne témoigne notamment de la reprise de l’activité industrielle en 2010 et plus particulièrement de la production dans le secteur automobile (à l’échelle nationale, l’OFCE note une progression des fabrications de voitures de plus de 14% en 2010, sous l’effet de la prime à la casse, alors qu’une baisse de 21% avait été enregistrée sur 2009).
L’évolution de la demande d’emploi sur un an varie également en fonction des publics : le nombre de demandeurs d’emploi seniors continue d’augmenter fortement (+18,3% entre décembre 2009 et décembre 2010), tandis que les jeunes demandeurs d’emploi sont moins nombreux (-3,8%). Cela tient notamment à des reprises d’emploi et des entrées en formation plus fréquentes chez le public jeunes, favorisées notamment par la politique en faveur du développement de l’alternance (+10% de contrats en alternance signés entre 2009 et 2010). Les demandeurs d’emploi de longue durée (inscrits à Pôle emploi depuis plus d’un an) progressent également de manière conséquente sur l’année (+16,1%).
Un recours à l’activité réduite et aux licenciements économiques plus limité qu’en 2009
En 2010, plus de 5,9 millions d’heures d’activités réduites ont été autorisées en Champagne-Ardenne contre 14 millions en 2009. Ces heures autorisées concernaient 640 établissements champardennais et environ 19 500 salariés. Une partie seulement de ces heures a été effectivement consommée en 2010 : 1,2 million contre un peu plus de 4 millions en 2009, soit une baisse de 70%. Le taux de consommation des heures en 2010 atteint 20%, soit 4 points de moins qu’en 2009.
Les départements ardennais et haut-marnais sont ceux qui enregistrent le plus d’heures d’activité réduite utilisées (respectivement 43% et 31%). Les secteurs où la consommation d’heures a été la plus importante en 2010 sont : l’industrie automobile (18,8%), la fabrication de produits métalliques, sauf machines et équipements (17,4%), la métallurgie (11,1%), la fabrication de machines et équipements (10,3%), la fabrication d’équipements électriques (5,4%), la fabrication d’autres matériels de transport (5,1%). Le dispositif d’activité réduite continue de constituer un amortisseur aux licenciements économiques en 2010. Entre octobre 2008 (début de la forte mobilisation de l’activité réduite) et fin décembre 2010, près de 1 190 établissements se sont vus autoriser des heures d’activité réduite et 987 établissements ont consommé des heures. Sur l’ensemble des établissements qui ont effectivement utilisé des heures d’activité réduite, près de 830 établissements n’ont pas effectué de licenciements économiques, soit 84%.
Les établissements qui ont licencié économiquement malgré un recours à l’activité réduite :
- sont majoritairement localisés dans les Ardennes : 36% d’entre eux contre 23% dans l’Aube et en Haute-Marne et 19% dans la Marne ;
- exercent principalement dans les secteurs suivants : fabrication de produits métalliques, à l’exception des machines et des équipements (16%), la fabrication de machines et équipements (11%), travaux de construction spécialisés (10%).
- ont effectué des licenciements concernant moins de 10 salariés pour la plupart ; au total, environ 1 400 licenciements ont été opérés par ces établissements entre octobre 2008 et décembre 2010.
Par ailleurs, la mobilisation de l’activité réduite n’est cependant pas systématique ; certains établissements recourent aux licenciements économiques sans bénéficier en amont du dispositif d’activité réduite. Au total, en 2010, environ 3 300 licenciements économiques ont été enregistrés par la DIRECCTE contre 4 300 en 2009, soit une diminution d’environ 23%. La majorité des départements a connu une baisse du nombre de licenciements économiques entre 2009 et 2010 (-60% en Haute-Marne, -46% dans le Ardennes et -12% dans l’Aube). Le département de la Marne se distingue cependant avec une hausse de 11%. En 2010, les licenciements se situent majoritairement dans la Marne (38% d’entre eux) et l’Aube (32%) et interviennent, en premier lieu, dans les secteurs suivants : travaux de construction spécialisés (14%), commerce de détail, excepté automobile et motocycle (9%), fabrication de produits métalliques sauf machine et équipement (8%).
Une reprise des recrutements en 2010
Sur l’année 2010, le nombre d’offres d’emploi déposées par les établissements champardennais auprès des agences de Pôle emploi était de plus de 75 000. Le département de la Marne totalise à lui seul plus de la moitié des offres, contre 25% dans l’Aube, 15% dans les Ardennes et 9% en Haute Marne. Le volume d’offres collectées en 2010 progresse en région, de 7,8% par rapport à 2009 : les départements des Ardennes et de la Haute-Marne enregistrent la plus forte hausse (respectivement +11,6% et +10,1%). La reprise des démarches de recrutement en 2010 ne permet cependant pas de retrouver le niveau atteint en 2008 (11% d’offres collectées de moins en 2010 par rapport à 2008).
Les offres d’emploi déposées en 2010 sont principalement des offres d’emplois temporaires pour un contrat d’une durée comprise entre un et six mois (36,2% des offres) et durables de plus de 6 mois (34,5%), tandis que les offres pour un contrat de moins d’un mois représentent 29,3% de l’ensemble. 54% des offres d’emploi émanent d’établissements de moins de 10 salariés et 22% d’établissements comprenant entre 10 et 49 salariés.
Elles portent principalement sur les secteurs suivants : l’agriculture, sylviculture et pêche (21% des offres environ, majoritairement de courte durée dans la mesure où ce secteur mobilise beaucoup de travailleurs saisonniers), les activités de services administratifs et de soutien (notamment les activités de location - activités des agences de voyages – service liés à l’emploi : intérim-.. 20%), du commerce et de la réparation d’automobiles et de motocycles (10%), la santé humaine et l’action sociale (8%), l’industrie manufacturière (8%).
Au sein des établissements de 50 salariés et plus, les mouvements de main d’œuvre témoignent également d’une amélioration de la situation : en 2010, ces établissements enregistrent près de 44 300 entrants (embauches pour l’essentiel, voire quelques transferts de personnel d’établissements à établissements), contre 43 100 en 2009, soit près de 3% de plus. A contrario, les salariés qui quittent ces établissements sont moins nombreux (44 300 en 2010 contre 47 400 en 2009, soit -6,5%). Ainsi en 2010, le volume d’entrées est équivalent au volume de sorties, alors qu’en 2009 le nombre de sorties était supérieur de 4300 aux entrées.
Un taux de chômage localisé au 4ème trimestre 2010 de 9,4% en région contre 9,2% en France métropolitaine
Au 4ème trimestre 2010, la région enregistre un taux de chômage de 9,4% contre 9,2% en France métropolitaine. Le taux de chômage évolue à la baisse depuis le 4ème trimestre 2009 en région et dans tous les départements, excepté l’Aube. Les Ardennes conservent le taux de chômage le plus élevé de la région (11,2%), suivis de l’Aube (9,8%), puis la Haute-Marne (9%) et la Marne (8,5%).
Stabilité de l’emploi salarié régional au 4ème trimestre 2010
303 650 emplois salariés affiliés* en Champagne-Ardenne au 31 décembre 2010
Après un recul de -0.1% au 3ème trimestre, l’emploi reste stable au 4ème trimestre 2010 en Champagne-Ardenne (contre +0.2% en France métropolitaine), après corrections des variations saisonnières. Ce trimestre, le secteur tertiaire champardennais consolide sa progression. Ses effectifs augmentent de +0,1% (après +0.4% au 3ème trimestre), soit une création nette de 284 postes. Cette hausse est largement liée à la hausse de l’emploi intérimaire (+6.7% ce trimestre dans la région). L’emploi intérimaire est recensé dans les activités de services administratifs et de soutien quelque soit le secteur dans lequel s’effectuent les missions.
Sur un semestre, la région voit ses effectifs salariés reculer de -0,2% à fin décembre 2010, soit une perte nette de 484 postes. Dans le même temps, la France métropolitaine enregistre une baisse de -0.6%, soit 19 462 postes supprimés dans le secteur concurrentiel.
L’emploi diminue dans l’industrie et la construction au 2ème semestre 2010 (respectivement -1,5% soit -1 249 postes ; et -1.1% soit -329 postes), tandis que le secteur tertiaire connaît une hausse de ses effectifs salariés de +0,6% (-1 073 postes).
Sur un an, de fin décembre 2009 à fin décembre 2010, l’emploi enregistre une baisse de -0.3% dans la région (-837 postes), alors qu’il progresse de +0.7% sur la même période au niveau national. Le secteur industriel connaît une dégradation continue de ses effectifs depuis fin 2007 ; sur un an, le repli atteint -3.5%, soit une perte nette de 2 906 postes. Sur la même période, le bilan de l’emploi dans la construction est aussi négatif, avec une diminution de -0.3%.
Le secteur tertiaire est le seul secteur à connaître une augmentation de ses effectifs sur un an. Il enregistre une création nette de 2 136 postes de travail, soit une évolution annuelle de +1,1%.
Disparité entre les départements
Au quatrième trimestre 2010, seuls deux départements enregistrent une hausse de leurs effectifs. L’Aube et des Ardennes voient leurs effectifs augmenter respectivement de +0.3% (+177 postes) et +0,2% (+127 postes), alors que, dans le même temps, la Marne (-0.1% ; -88 postes) et la Haute-Marne (-0.6% ; -259 postes) perdent des effectifs. L’emploi industriel se stabilise dans l’Aube ce trimestre, mais poursuit son repli dans les autres départements : -1,3% dans les Ardennes, -0.7% en Haute-Marne, et -0.3% dans la Marne. L’emploi dans la construction progresse dans l’Aube et la Haute-Marne (respectivement +0.8% et +0.9%), mais il recule dans la Marne (-0.2%) et les Ardennes (-0.1%). Le secteur tertiaire s’accroît dans les départements des Ardennes et de l’Aube (respectivement +1.2% et +0.2%). Il reste stable dans la Marne, mais il recule en Haute-Marne (-0.9%). Sur un semestre, les disparités entre les départements subsistent. Seule la Marne connaît une hausse de ses effectifs sur la période : +0.5% soit 624 postes supplémentaires. Ce département enregistre la plus forte hausse de l’emploi tertiaire, avec un gain de +1.1% (+ 1 053 postes), sur un semestre à fin décembre 2010. Toutefois, l’emploi marnais diminue dans la construction (-1.8% ; -235 postes) et dans l’industrie (-0.7% ; -219 postes) sur la même période. Les autres départements perdent des effectifs ce semestre : -1.4% en Haute-Marne, -0.6% dans les Ardennes, et -0.3% dans l’Aube.
Ces trois départements subissent sur cette période une forte dégradation de l’emploi dans l’industrie (-2,2% dans les Ardennes, -2.1% en Haute-Marne, et -1.8% dans l’Aube) conjuguée à une baisse de l’emploi dans la construction (-0.8% dans les Ardennes, -0.6% dans l’Aube et -0,2% en Haute-Marne).
Sur un an, de fin décembre 2009 à fin décembre 2010, seul le département de la Marne voit ses effectifs salariés s’accroître, avec une évolution de +0.2% (+ 284 postes). La Marne est le département qui enregistre la plus forte hausse de l’emploi tertiaire, avec un gain de +1.4% sur un an (+ 1 300 postes) comparativement aux autres départements de la région : +1.2% dans les Ardennes et en Haute-Marne, +0.4% dans l’Aube. Sur un an, la déperdition d’emplois industriels impacte plus fortement l’Aube (-4.2%) et les Ardennes (-3.8%). La Marne et la Haute-Marne perdent chacune -3.1% de leurs effectifs industriels. Seul le département des Ardennes enregistre une évolution positive de l’emploi dans la construction sur un an (+0,8%). La Marne enregistre le plus fort repli dans ce secteur, soit -0.9% depuis fin décembre 2009.
L’emploi intérim en nette progression
Près de 14 100 emplois intérimaires au 31 décembre 2010, en données corrigées des variations saisonnières
Sur un trimestre à fin décembre 2010, l’intérim régional enregistre une hausse de +6.7% soit 888 intérimaires supplémentaires (contre +3.7% au niveau national). Sur un semestre à fin décembre 2010, la Champagne-Ardenne enregistre une hausse des intérimaires de +13.4% contre +7,7% en France métropolitaine.
Sur un an à fin décembre 2010, la tendance est en forte hausse avec une évolution de +29.7% en région et de 20.1% en France soit une différence de 9,6 points.
L’industrie, premier secteur utilisateur avec 58.7% des intérimaires en région
Sur un trimestre, l’industrie connaît la plus forte hausse de l’emploi intérimaire, avec +13.1% soit 958 intérimaires supplémentaires à fin décembre 2010. Elle est suivie par le secteur tertiaire qui progresse de +5.3%, soit un gain de 171 emplois intérimaires. La construction, quant à elle, enregistre une baisse de -9.4% au 4ème trimestre 2010, soit 245 intérimaires en moins. Sur un semestre à fin décembre 2010, les tendances sont similaires. L’industrie connaît une hausse de +20,2% (+1 392 effectifs intérimaires) à fin décembre 2010. Cette augmentation est supérieure de 6.8 points à celle du secteur tertiaire (+13.4% ; +403 effectifs) sur la même période. A contrario, le nombre d’intérimaires diminue dans la construction : -4.5% sur le semestre (-111 intérimaires). Sur un an, la hausse de l’emploi intérimaire champardennais est due principalement au secteur industriel. A fin décembre 2010, l’industrie enregistre ainsi une variation de l’intérim de +35.0%, soit 2 146 postes intérimaires supplémentaires. C’est également ce secteur qui possède le taux de recours à l’intérim le plus élevé (9,4%) à fin décembre 2010. L’emploi intérimaire progresse sur un an de 97.9% dans la métallurgie et la fabrication de produits métalliques, et de +15.1% dans la fabrication de produits en caoutchouc et en plastique. Le tertiaire connaît le taux de recours* à l’intérim le plus faible à fin décembre 2010 (1.8%) et enregistre une augmentation des intérimaires de +15.4% sur un an.
Avec un taux de recours à l’intérim de 7.5% à fin décembre 2010, la construction voit son emploi intérimaire reculer sur un an (-6.2% soit -158 intérimaires).
Près de 32% des intérimaires champardennais sont âgés de moins de 25 ans et 73% sont des hommes.
Forte progression en Haute-Marne et dans les Ardennes
Sur un trimestre à fin décembre 2010, trois départements champardennais connaissent une hausse de leurs effectifs intérimaires. La plus forte augmentation est enregistrée dans les Ardennes, avec +25.4% soit 624 intérimaires supplémentaires. Elle est suivie des départements de la Haute-Marne (+5.4%) et de la Marne (+5.3%). Seule l’Aube voit le nombre de ses intérimaires diminuer au 4ème trimestre 2010 (-5.6% soit -159 intérimaires). Sur le 2ème semestre 2010, le nombre de salariés intérimaires ardennais est en forte hausse (+26.2%, soit 639 intérimaires supplémentaires). Les effectifs intérimaires progressent aussi dans les autres départements de la région : +11.8% dans la Marne, + 10.0% en Haute-Marne et +7.2% dans l’Aube. Sur un an, la Haute-Marne est le département qui enregistre la plus forte croissance de l’emploi intérimaire, avec une hausse de +58.0% à fin décembre 2010 (+812 intérimaires). La progression est forte également dans le département des Ardennes, avec un gain de 830 salariés intérimaires, soit +36.9%. Enfin, la Marne et l’Aube voient leurs effectifs intérimaires augmenter mais dans une moindre mesure, avec respectivement +10.7% et +9.1%.
