Dernière mise à jour le 29 décembre 2011
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Le SMIC

Synthèse

Le salaire minimum de croissance (SMIC) est le salaire horaire en dessous duquel il est interdit de rémunérer un salarié et ce, quelle que soit la forme de sa rémunération (au temps, au rendement, à la tâche, à la pièce, à la commission ou au pourboire). Le SMIC assure aux salariés dont les salaires sont les plus faibles la garantie de leur pouvoir d’achat et une participation au développement économique de la Nation.
Le montant du SMIC horaire brut est fixé, depuis le 1er janvier 2012, à 9,22 euros, soit 1 398,37 euros bruts mensuels sur la base de la durée légale de 35 heures hebdomadaires.

A savoir

Le Smic s’applique sur l’ensemble du territoire métropolitain, dans les DOM et dans les collectivités d’outre-mer de Saint-Barthélemy, de Saint-Martin et de Saint-Pierre-et-Miquelon.

Sommaire

Fiche détaillée

À qui s’applique le SMIC ?

Doit percevoir un salaire au moins égal au SMIC tout salarié du secteur privé, âgé d’au moins 18 ans. Bénéficient également de ce minimum les salariés du secteur public employés dans des conditions de droit privé.
Un taux réduit du SMIC peut être pratiqué pour :

  • les jeunes salariés âgés de moins de 18 ans qui ont moins de 6 mois de pratique professionnelle dans la branche d’activité. Un abattement de 10 % peut ainsi être pratiqué lorsque le jeune salarié est âgé de 17 à 18 ans et de 20 % lorsque le jeune salarié est âgé de moins de 17 ans.

Sont exclus du bénéfice du SMIC les salariés dont l’horaire de travail n’est pas contrôlable (certains VRP).

Le SMIC s’applique sur l’ensemble du territoire métropolitain, dans la collectivité territoriale de Saint-Pierre-et-Miquelon et dans les départements d’Outre-mer.

Comment vérifier que le SMIC est atteint ?

Pour apprécier si le salarié perçoit ou non le salaire horaire minimum qui correspond à une heure de travail effectif, il convient de retenir et d’exclure certains éléments.

Assiette de vérification du SMIC

Éléments inclus Éléments exclus
- Salaire de base
  • Avantages en nature
  • Compensation pour réduction d’horaire
  • Majorations diverses ayant le caractère de fait d’un complément de salaire (primes, indemnités, remboursements de frais ne correspondant pas à une dépense effective…)
  • Pourboires, gueltes…
  • Primes de rendement individuelles ou collectives (rendement global d’une équipe), primes de production ou de productivité constituant un élément prévisible de rémunération
  • Primes de fin d’année pour le mois où elles sont versées
  • Primes de vacances pour le mois où elles sont versées
  • Primes de polyvalence
- Remboursements de frais effectivement supportés par le salarié
  • Primes forfaitaires destinées à compenser les frais exposés par les salariés du fait de leur prestation de travail (primes de panier, d’outillage, de salissure, indemnités de petit ou grand déplacement…)
  • Majorations pour heures supplémentaires
  • Majorations pour travail du dimanche, des jours fériés et de nuit
  • Primes d’ancienneté
  • Primes d’assiduité
  • Primes liées à la situation géographique (insularité, barrages, chantiers)
  • Primes liées à des conditions particulières de travail (danger, froid, insalubrité…)
  • Primes collectives liées à la production globale de l’entreprise, sa productivité ou ses résultats
  • Primes de transport
  • Participation, intéressement
  • SMIC et minimum garanti : ne pas confondre

    Le minimum garanti n’est pas un salaire de référence mais un élément servant à l’évaluation des avantages en nature dans certains cas, des frais professionnels, d’allocations d’aide sociale… Son montant, inférieur à celui du SMIC, est revalorisé annuellement en fonction de l’évolution des prix. Il est fixé à 3,44 € depuis le 1er janvier 2012.

    Quelles sanctions sont applicables si le SMIC n’est pas atteint ?

    L’employeur qui verse des salaires inférieurs au SMIC est passible de l’amende prévue pour les contraventions de 5e classe, soit une amende de 1 500 € pour chaque salarié rémunéré dans les conditions illégales.
    La récidive dans le délai d’un an est également pénalisée.

    Comment le SMIC est-il revalorisé ?

    Conformément aux principes fixés par le Code du travail, le SMIC est revalorisé :

    • chaque 1er janvier, en tenant compte de l’évolution de l’indice des prix à la consommation (hors tabac) des ménages urbains dont le chef est ouvrier ou employé, augmentée de la moitié de l’évolution du pouvoir d’achat du taux de salaire horaire de base ouvrier (SHBO) (avec possibilité, pour les pouvoirs publics, de décider d’une revalorisation supplémentaire) ;
    • et lorsque l’indice national des prix à la consommation atteint un niveau correspondant à une hausse d’au moins 2 % par rapport à l’indice constaté lors de l’établissement du SMIC immédiatement antérieur (pour rappel, c’est en application de cette disposition que le SMIC a été revalorisé de 2,1 % avec effet au 1er décembre 2011, l’indice mensuel des prix à la consommation (hors tabac) d’octobre 2011 publié en novembre 2011 ayant atteint un niveau correspondant à une hausse de 2,1 % par rapport à l’indice utilisé lors de la dernière revalorisation du SMIC au 1er janvier 2011 ; ainsi, du 1er au 31 décembre 2011, le SMIC horaire brut s’élevait à 9,19 € soit 1 393,82 € bruts mensuels sur la base de la durée légale de 35 heures hebdomadaires).

    Sur le mécanisme de la revalorisation appliquée au 1er janvier 2012, on peut se reporter aux précisions figurant sur le portail du Gouvernement.

    Depuis le 1er janvier 2012, le SMIC horaire brut s’élève 9,22 € soit 1 398,37 € bruts mensuels sur la base de la durée légale de 35 heures hebdomadaires.

    En application de la loi n° 2008-1258 du 3 décembre 2008 « en faveur des revenus du travail :

    • un groupe d’experts (dont la composition et les modalités de fonctionnement ont été précisées par le décret du 19 mai 2009 cité en référence) se prononce désormais, chaque année, sur l’évolution du SMIC au 1er janvier ; le rapport qu’il établit à cette occasion est adressé à la Commission nationale de la négociation collective (CNNC) et au Gouvernement et sera rendu public. C’est après avoir pris connaissance de ce rapport, que la CNNC donne un avis motivé au ministre chargé du travail sur la fixation du SMIC.
    • la revalorisation annuelle du SMIC intervient désormais le 1er janvier (et non plus le 1er juillet), ce changement devant offrir une lisibilité accrue aux partenaires sociaux, dans les branches pour relever les grilles des minima conventionnels et dans les entreprises pour négocier des augmentations salariales. Cette disposition est entrée en vigueur au 1er janvier 2010. Les autres modalités de revalorisation du SMIC sont inchangées.
    Textes de référence
    • Articles 3251-1 à L. 3252-13 et R. 3252-1 à R. 3252-49 du Code du travail
    • Décret n° 2009-552 du 19 mai 2009 « relatif au groupe d’experts sur le salaire minimum de croissance … » (JO du 20 mai).
    • Arrêté du 29 novembre 2011 (JO du 30) (montants du SMIC et du minimum garanti au 1er décembre 2011)
    • Décret n° 2011-1926 du 22 décembre 2011 (montants du SMIC et du minimum garanti au 1er janvier 2012)
    © Ministère du Travail, de l’Emploi et de la Santé

    Ces fiches pratiques donnent une information synthétique. Les informations fournies n’ont pas de valeur légale ou réglementaire.

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