1er février 2001
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2001-08.1 - Le travail temporaire au premier semestre 2000 : nouvelle accélération

Le premier semestre 2000 a été très favorable à l’activité intérimaire. Le volume de travail a progressé de 22 % par rapport au premier semestre 1999 pour s’établir à 571 000 emplois en équivalents-emplois à temps plein. La progression s’est légèrement ralentie au deuxième trimestre tout en restant soutenue.

L’accroissement varie selon les régions de + 14 % en Champagne-Ardenne à + 32 % en Franche-Comté. L’intérim a accéléré fortement dans l’industrie, qui utilise la moitié du volume du travail temporaire : +20 % au premier semestre 2000, après +6 % au cours de l’année 1999. Il s’est accru respectivement de +18 % dans la construction et de +28 % dans le tertiaire. Le taux de recours à l’intérim est de 7 % dans l’industrie. Il est le plus élevé dans les industries des composants électriques et électroniques et dans l’automobile (10 %). Dans le tertiaire, ce taux ne dépasse les 3 % que dans le commerce de gros et les transports. Les ouvriers occupent toujours 84 % du volume de travail intérimaire. Mais la part des ouvriers qualifiés s’est réduite au profit de celle des ouvriers non qualifiés. La durée moyenne des missions achevées est de 1,8 semaine. Elle présente des différences très accusées entre les secteurs : 4 semaines dans l’énergie et l’automobile, 2,7 semaines dans la construction et 1,7 semaine dans le tertiaire.