En France, l’âge a longtemps servi de variable d’ajustement du marché du travail. La conséquence : le taux d’emploi actuel des personnes âgées de 55 à 64 ans est de 38,1%, parmi les plus bas de l’Union européenne (1). Les partenaires sociaux et les pouvoirs publics visent ensemble à porter ce taux à 50% d’ici à 2010.
Notre pays et ses entreprises vont connaître une profonde évolution démographique due à l’allongement de l’espérance de vie et au vieillissement des générations du baby boom.
Les entreprises sont donc confrontées, dès aujourd’hui, à deux enjeux majeurs :
d’ici 2015, le nombre de postes à pourvoir augmentera fortement et 80% correspondront à des départs en fin de carrière. Quel que soit le secteur d’activité, les entreprises vont faire face à des difficultés de recrutement et à une perte de savoir-faire, si elles n’anticipent pas ces évolutions ;
la mixité des âges, en permettant d’assurer la transmission de la mémoire et des savoir-faire, est un élément de compétitivité des entreprises.
Dans les entreprises qui se préoccupent de la question du vieillissement, l’implication des partenaires sociaux est un des facteurs du succès de la mise en œuvre des politiques de gestion prévisionnelle des emplois, des compétences et des âges.
La sensibilisation et la mobilisation de tous les acteurs de l’entreprise sur le sujet de la place des salariés expérimentés dans le monde du travail est nécessaire pour que les mentalités évoluent et que des pratiques innovantes, profitant à toutes les entreprises et à tous les salariés, se développent.
L’emploi des salariés de plus de 50 ans constitue un réel enjeu de dialogue social au sein de l’entreprise. De bonnes conditions de travail sont nécessaires à toute politique de gestion des âges.
de négociations ou de rencontres avec les représentants du personnel sont l’occasion d’aborder des sujets tels que la gestion prévisionnelle des emplois et des compétences, la formation ou les conditions de travail. L’implication de tous les acteurs de l’entreprise est en effet indispensable pour favoriser le maintien en emploi ou le recrutement des salariés de plus de 50 ans.
(1) Source : Eurostat (moyenne de l’UE 25 fin 2005 : 42,5%)