Fin 2005, un accord a été conclu sur le travail des plus de 50 ans dans l’industrie laitière entre la FNIL et quatre organisations syndicales.
Cet accord de branche insiste en particulier sur la prise en compte des conditions de travail, de la pénibilité des emplois et sur la prévention des risques professionnels. Ainsi, les salariés de plus de 50 ans qui sont affectés à des postes à forte pénibilité bénéficient d’une priorité d’affectation sur des postes de qualification équivalente, moins pénibles.
Les industries laitières encouragent l’activité des plus de 50 ans
MCF (Mécanique et Chaudronnerie des Flandres) est une entreprise pilote sur l’emploi des seniors. Dans cette PME de 46 personnes très qualifiées, la fin d’activité des seniors a conduit à faire du tutorat un axe stratégique.
Travaillant avec l’Agefos-PME, l’Aract et l’Université de Lille, MCF a identifié les compétences critiques nécessaires à chaque poste et formé les ouvriers seniors à la transmission des savoirs. Treize "départs amiante" ont été compensés par autant d’embauches de jeunes, qui ont d’abord été accompagnés par ces ouvriers expérimentés.
Cette coopération intergénérationnelle a assuré un climat social de qualité dans l’entreprise et permis aux plus jeunes d’acquérir très vite une niveau d’expertise de qualité.
La recherche d’une solution collective au problème de la gestion des âges a été privilégiée à toute autre approche au sein de cette entreprise centenaire, dont le cœur de métier est l’épargne retraite individuelle, la retraite collective pour les entreprises et l’épargne assurance-vie patrimoniale.
La Mondiale est notamment partie du constat que les salariés de plus de 50 ans représentent 13% de l’ensemble de la population administrative de l’entreprise. Afin d’assurer à ces collaborateurs une fin de carrière à la fois profitable à l’entreprise et motivante pour les salariés, et après réunion d’un groupe de travail ad hoc, des négociations ont été engagées en juin 2006 concernant la mise en place de missions de tutorat et d’allègement du temps de travail, ainsi que l’instauration d’un plan épargne-temps.
En parallèle des efforts français en direction des plus de 50 ans, d’autres initiatives ont vu le jour en Europe, confirmant ainsi une dynamique internationale visant à favoriser l’emploi des seniors et à répondre à la problématique du vieillissement actif et de la gestion des âges au travail.