Conseil Supérieur de Prévention des Risques Professionnels - Gérard LARCHER confirme l’intégration de la santé au travail dans le dispositif de sécurité sanitaire
Ministère de l’emploi, du travail et de la cohésion sociale Ministère délégué à l’emploi, au travail et à l’insertion professionnelle des jeunes
Gérard LARCHER, Ministre délégué à l’emploi, au travail et à l’insertion professionnelle a présidé ce jour l’assemblée plénière du Conseil Supérieur de la Prévention des Risques Professionnels (CSPRP) consacrée comme chaque année à l’examen du bilan annuel des conditions de travail.
Le bilan tiré des données consolidées de 2003 montre des résultats positifs : les accidents du travail sont moins fréquents et les accidents mortels moins nombreux qu’en 2002. Mais le nombre des accidents du travail et des maladies professionnelles demeure préoccupant. Les accidents graves sont en progression, ce qui confirme la tendance déjà observée en 2002. Le nombre de maladies professionnelles reconnues continue de croître, ce qui est par ailleurs le reflet d’une meilleure reconnaissance des pathologies professionnelles ou la conséquence d’expositions anciennes (maladies liées à l’amiante). Les troubles musculo-squelettiques (TMS) connaissent la plus forte progression (+ 19 %) et représentent aujourd’hui plus des ¾ des pathologies reconnues.
Le Ministre a souligné l’importance qui s’attache à une mise en œuvre rapide du Plan Santé au Travail (PST) adopté en février 2005, autour de ses 4 priorités structurantes : la connaissance, le contrôle, la coordination des actions sur le terrain et la culture de prévention.
A cet égard, le Ministre a annoncé que l’une des mesures les plus importantes du PST - l’intégration de la santé au travail dans le dispositif des agences de sécurité sanitaire - était d’ores et déjà sur les rails : les compétences de l’agence française de sécurité sanitaire environnementale seront étendues en septembre prochain au domaine de la santé au travail et deviendra l’agence de sécurité sanitaire de l’environnement et du travail (AFSSET). Par anticipation, le recrutement de 10 ingénieurs de haut niveau est déjà en cours, afin de constituer un département spécifiquement dédié à la santé au travail. La mise en place de cette agence est donc la première réalisation concrète du PST. L’Etat consacre dès cette année 5,7 millions d’euros au développement de l’expertise en santé au travail : recrutement de spécialistes et lancement d’un programme d’expertises prioritaires à l’AFSSE, conventions d’études avec l’InVS* et l’INRS [1] (notamment sur le champ de la substitution des produits chimiques dangereux) et contribution à la création des pôles scientifiques régionaux par le ministère de la recherche.
[1] Institut National de Recherche et de Sécurité et Institut National de Veille Sanitaire
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